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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 18:17

Parmi les objets importés à Mayotte durant l’époque médiévale puis moderne, les réalisations en chloritoschiste sont assez répandues sur les sites archéologiques. Le chloritoschiste ou stéatite est une roche métamorphique, de couleur gris-bleu ou gris-vert. Assez tendre, il se prête bien à la la taille et la sculpture. Ce matériau résiste aussi très bien à la chaleur, c’est pourquoi depuis l’antiquité, il a été employé comme pierre ollaire pour confectionner des marmites.

 

chloritoshiste MtsangamoujiÀ gauche: fragment de récipients en chloritoschiste (bord de marmite et bord de couvercle). Site de Mtsangamouji-Hadsalé, photo M.Pauly 2006.

 

Origine

Les sites archéologiques de la péninsule arabique et du Sinaï livrent des objets en chloritoschiste depuis la haute antiquité, en provenance de la vallée de la Timna (désert du Negev). La technologie de façonnage des marmites en stéatite à l’aide d’un tour, observée pour les productions en chloritoschiste de Madagascar, semble avoir cette origine moyen-orientale. Au sud-ouest de l’océan Indien, la côte nord-est de Madagascar possède les principaux gisements de chloritoschiste, mais il en existe aussi au Zimbabwe ou des objets dans cette matière ont été retrouvés dans le complexe du Great Zimbawe comme le célèbre oiseau du Zimbawe. Les objets en chloritoschiste découverts aux Comores et à la côte africaine swahilie ont, quant à eux, assurément une origine malgache, car bien qu’une analyse pétrographique de comparaison n’ait pas encore été effectuée, la comparaison stylistique permet de s’en assurer. La diffusion du chloritoschiste malgache permet de mesurer l’intégration de la côte Est malgache au réseau commercial appelé couloir swahili (Horton 1996) qu’il convient d’appeler également couloir bantou-austronésien ou swahili-malgache (Allibert 1998), puisque ce réseau commercial se prolonge largement jusqu'à Madagascar via l’archipel des Comores.

 

Suse-chloritoschisteUngujaUkuu Chloritoschiste

À gauche: récipient en chloritoschiste, Suse, VIIIe/Xe siècle, Louvre, département "Arts de l'Islam",

À droite: fragment de récipient en chloritoschiste avec décors à la roue similaires, retrouvé à Zanzibar, site de Unguja Ukuu (500-900 EC). (Juma Abduhraman 2004:146)

Une filiation directe de la technique de façonnage d'objets en chloritoschiste apparaît ici nettement entre le Golfe persique et l'Afrique orientale.

Carte Océan Indien médiéval.001

Le Nord-Est de Madagascar est rapidement intégré dans le réseau d'échange longue distance, notamment par l'exportation d'objets en chloritoshiste mais aussi du quartz hyalin d'une grande pureté, dont la demande est orientée par les ateliers de l'Égypte fatimide.

 

L’évolution de la production des récipients en chloritoschistes suggère deux grandes phases stylistiques. La plus ancienne offre des récipients à fond plat et présente un décor déjà caractéristique composé de cannelures horizontales. Cette typologie se rencontre, dès les IXe-XIIIe siècles, dans les premiers établissements de la rivière Mananara, de la baie d’Antongil (Fanony et Wright 1992) ainsi que plus au nord, au sud-est de Diego Suarez (Antsiranana), dans la localité d’Irodo (Battistini et Vérin, 1966). récipient chloritoschisteUne typologie similaire est présente sur les sites Bords de marmites en chloritoschiste Dembenicomoriens médiévaux de la période Dembeni (IXe-XIe), ce qui ne permet pas de douter de l’origine malgache de ces productions. Ces sites, notamment Dembeni à Mayotte, livrent également du quartz hyalin lui-même originaire du Nord-Est de Madagascar. Au IXe siècle, les réseaux commerciaux entre Madagascar, les Comores et l’Afrique de l’Est sont donc déjà particulièrement bien actifs.

À partir du XIIIe siècle, et jusqu’au XVIIe siècle, l’exportation du chloritoschiste s’effectue par le comptoir musulman de Vohémar et sa proche région. Ses productions sont connues principalement grâce au mobilier funéraire exhumé de sa nécropole tout au long du XXe siècle (Vernier et Millot 1971). Ces récipients, plus tardifs, sont tournés et présentent un fond arrondi, et généralement, trois pieds dans le prolongement du bord droit. L’emploi du tour pour leur façonnage (technique ignorée des productions céramiques locales!) suggère une filiation moyen-orientale. En Afrique de l’Est, les sites de KIlwa (Chittick ,1974) et de Manda (Chittick, 1984) livrent des objets en chloritoschiste qu’après 1050, mais c’est surtout lors des phases des XVe-XVIIe siècles où ces objets sont bien représentés. Durant ces phases tardives, on reconnaît les caractéristiques stylistiques des productions de Vohémar, notamment l’existence de trois pieds pour les marmites.

 

À droite: fragments de bords de marmites en chloritoschiste (Dembeni, Mayotte, IXe-XIIe siècle).

 

La nécropole de Vohémar XIIIe-XVIIe siècle.

Vohémar marmite tripode chloritoschiste-copie-1La nécropole est de loin la partie la mieux connue de cette ancienne localité. Les islamisés qui vécurent dans cette région de Madagascar sont attribués à la culture Rasikajy.

 

Les premières fouilles débutèrent en 1906 (par Maurein, receveur des postes à Vohémar, et dont la collection d’objets funéraires a été donnée au musée de Nîmes, celle-ci fut étudiée par Pierre Vérin (Vérin, 1971). D’autres «précurseurs» explorèrent ce site, souvent motivés par la quête d’objets rares, rarement avec rigueur scientifique.

C’est en 1941, 42 et 43 que débuta la première campagne de fouille de grande ampleur,  lors des missions du pasteur Élie Vernier et l’administrateur P. Gaudebout. Charles Poirier y mena également une fouille en 1948, suivie d’une prospection de Jacques Millot. Enfin 1955, puis en 1962, E. Vernier et S. Raharijaona y menèrent une dernière campagne d’étude. En 1971, Elie Vernier et Jacques Millot, publièrent un catalogue des collections de Vohémar (catalogue du Musée de l’Homme) d’où sont tirées les illustrations en noir et blanc présentées ici.

 

Les marmites en chloritoschiste de Vohémar ont toutes été trouvées dans un Vohémar marmite à couverclecontexte funéraire, placées au pied du défunt après un repas funéraire, comme semble le témoigner les restes alimentaires décelés à l’intérieur. Cet usage strictement funéraire ne peut cependant pas être généralisé: d’une part parce que l’ancienne ville de Vohémar n’est pas connue (seule la nécropole ayant fait l’objet de fouilles archéologiques) et qu'il est manifeste que les défunts étaient enterrés avec leur effets les plus précieux (armes, miroirs en bronze persans, vaisselle chinoise...) signe que ces objets avaient une valeur importante aux yeux de leur détenteur, et par là inscrits dans la vie quotidienne. D’autre part, aux Comores et en Afrique de l’Est, les fragments de marmites en chloritoschiste sont présents parmi les rejets courants des dépotoirs ce qui souligne leur usage domestique (comme récipients de prestige, voire comme monnaie d’échange, ayant assurément une valeur pour son possesseur puisque certaines pièces présentent des trous pour des agrafes de réparation). L’usage de ces récipients, comme baquet à trempe, lors des opérations métallurgiques a été envisagé à Dembeni (Allibert 2002). Enfin, il est aussi envisagé que ces récipients pouvaient servir à collecter les sanies des cadavres lors de l’exposition des corps, comme il est de coutume à la côte Ouest de Madagascar lors des funérailles des élites sakalaves (Allibert 2002).

 

En haut: exemplaires de marmites tripodes provenant de la nécropole de Vohémar, photographie Elie Vernier & Jacques Millot, 1971.


Grâce à la mission Vernier et Gaudebout de 1941, les techniques d’extraction du chloritoschiste et les techniques de façonnage sont bien connues: d’anciens gisements ont été repérés dans la région voisine de Vohémar: à Amboaimoay des rochers en chloritoschiste présentent une taille en cylindre d’une vingtaine à une trentaine de centimètres de diamètre.

 

P.Gaudebout 1941carrières de Amboaimoay

 

De cette matière première cylindrique, une ébauche de deux marmites était réalisée par soucis d’économie de matière. Après avoir été désolidarisées, ces marmites étaient travaillées au tour pour réaliser le décor extérieur, caractéristique avec ses cannelures concentriques. L’intérieur était ensuite évidé. Ces marmites comportent généralement un couvercle réalisé selon les mêmes techniques.

 

ébauche1 couvercle ébauche

En haut: ébauches de marmites et couvercle en chloritoschiste (Vohémar, atelier de taille, mission Decary ?, et Gaudebout-Vernier 1941).

 

La découverte à Pemba sur le site de Mtambwe Mkuu (Horton 1996) de nombreux résidus de taille indique que pour faciliter le transport de ces récipients sur de longues distances, des exemplaires non achevés pouvaient ainsi être exportés (cela n’est pas observé ni à Mahilaka -à la côte Nord-ouest de Madagascar- (Radimilahy 1998) ni aux Comores où seul le réemploi de fragments de marmites en chloritoschiste transformés en pierre à aiguiser, fusaïole et peson de filet est attesté).

 

 

 

chloritoschiste Acoua, niveaux XIVe sièclepierre à aiguiser Dembenifusaiole-copie-1.jpg

De gauche à droite:

-forme cônique décorée d'une incision horizontale (ébauche de bouton central de couvercle?), provenant d'Acoua, quartier des notables, niveau  XIVe-XVe siècle. Un fragment de bouchon de couvercle identique a été découvert sur le site de Kangani (Liszkowski 2000)

-fragment de marmite réemployé comme pierre à aiguiser, provenant de Dembeni (Xe-XIIe siècle).

-fragment de bord de marmite retaillé en fusaïole, provenant de Dembeni (IXe-XIIe siècle).

Photographies M.Pauly 

 

Dzaoudzi, provenant du remplissage d'une sépultureCouvercle de Dzaoudzitesson malgache (côte Est) trouvé à Acoua, niveaux XIVe

Objets d'origine malgache découverts récemment à Mayotte, photographie M.Pauly 2011.  

De gauche à droite:  

-fragment de marmite en chloritoschiste provenant du remplissage d'une sépulture musulmane de Dzaoudzi (fouille 2011)

-couvercle en céramique d'inspiration vohémarienne, XVIIe-XVIIIe siècle, fouille de Dzaoudzi 2011.

-céramique à décor incisé caractéristique de la culture matérielle de la côte orientale de Madagascar: Acoua-Agnala M'kiri, niveaux du XIVe siècle, fouille 2011.

 

Diffusion du chloritoschiste en direction de l’Afrique de l’Est.

Cette diffusion se mesure par la fréquence de la présence de ces objets en chloritoschiste dans les sites archéologiques du Xe-XVIIe siècle. On observe un gradient s’amenuisant d’est en Ouest: Aux Comores, les sites de la période Dembeni (IXe-XIe siècle) livrent un mobilier important en chloritoschiste: marmites, pierre à aiguiser, fusaïoles... (Allibert & Argant 1989, pour Mayotte, Chanudet 1988 pour Mohéli, Wright 1984, pour l’ensemble de l’archipel), à Sima (île d’Anjouan), les restes d’un bassin aux ablutions en chloritoschiste est connu (Hébert 2000), et est fort similaire à un exemplaire cuve abandonnée, carrière d'Amboaimoayabandonné dans une des carrières d’Amboiamay (ci-contre) et se rattache donc à la culture rasikajy. L’importation de chloritoschiste se poursuit également aux Comores jusqu’au XVIIe siècle: À Mayotte, il est présent sur des sites occupés entre le XIIIe et XVIIIe siècle, mais en moindre quantité que sur les sites de Dembeni et Bagamoyo. En Tanzanie, à Kilwa (Chittick 1974), les marmites en chloritoshiste sont présentes à partir de la phase II (XIIe-XIIIe siècle) mais sont surtout représentées lors des phases IIIb et IV (15e-17e siècle). Au Kenya, à Manda, (Chittick 1984), les marmites en chloritoschiste sont présentes dans les niveaux ultérieurs à 1050, il n’existe pas de récipients avec pied avant le 15e siècle. Les marmites sont tournées seulement à partir du XIIIe siècle. Contrairement aux sites archéologiques de l’archipel de Lamu, le site de Gedi au Kenya ne présente aucun objet en chloritoschiste (Pradines 2010), signe d’affinités commerciales avec les Comores et Madagascar qui varient selon les cités commerçantes swahili. On peut supposer qu’avant le XIIIe siècle, ces récipients en chloritoschiste diffusés aux Comores et en Afrique de l’Est ont transité par Irodo ou la région de la rivière Mananara, puis qu'après le XIIIe siècle, son exportation est contrôlée par le comptoir islamique de Vohémar et sa proche région. Avec le déclin de Vohémar, la production de marmites en chloritoschiste décline puis disparaît au XVIIIe siècle.

 

En conclusion, si l'usage du chloritoschiste comme pierre ollaire a connu une longue pérennité entre les IXe et XVIIe siècles, trois phases de productions distinctes peuvent être envisagées pour l'océan Indien occidental:

- la période d'introduction de la technique en Afrique de l'Est avant le IXe siècle: elle se caractérise par des pièces décorées avec des motifs à la roue et présente une filiation directe avec les productions moyen-orientales. Seul le site de Unguja Ukuu à Zanzibar illustre actuellement cette phase de diffusion en Afrique orientale.

- la période des productions malgaches durant la période Dembéni (IXe-XIIe siècles), caractérisée par des récipients à fond plat, non tournés, mais dont la surface est lissée par abrasion. La région productrice se situe au niveau de la rivière Mananara à la côte Nord-Est de Madagascar, tandis que le site de Dembéni à Mayotte était le principal comptoir de redistribution pour ce produit en direction de l'Afrique orientale.

- la période de production vohémarienne (XIIIe-XVIIe siècles), où les récipients sont tournés, décorés de cannelures horizontales, et comportant des pieds (marmites tripodes). Vohémar est alors le principal comptoir exportant cette production. Cette production est également largement diffusée parmi les cités commerçantes swahili où elle est très bien représentée alors que les sites comoriens en fournissent des quantités moindre par comparaison avec la période Dembéni ce qui a amené certains chercheurs à envisager un déclin des exportations du chloritoschiste malgache à partir du XIIIe siècle. Cependant, des niveaux archéologiques du XIVe siècle (Acoua-Agnala M'kiri), ou plus tardif (Dzaoudzi) livrent des marmites en chloritoschistes de tradition vohémarienne.

 

Bibliographie:


Couverture Vernier et Millot 1971

Juma Abduhraman

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Chanudet C.

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1971, «Les collections de Vohémar», Taloha 4, Tananarive, musée d’art et d’archéologie pp.225-229.

 

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1992 «L'évolution des systèmes d'occupation des sols dans la vallée de la rivière Mananara au Nord-est de Madagascar», Allibert, C. (trans.), Taloha 11: 16-64.

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Abstract

 

The Society of Mayotte History and Archaeology (SHAM) was founded in 1990. For the last twenty years it has undertaken archaeological researches on the island in close connection with the French National Cultural Authorities (DRAC) and the Centre d'Etude et de Recherches sur l'océan Indien occidental et le Monde Austronésien (formerly CEROI, nowadays CROIMA, INALCO, Paris). Several archaeological sites have already been discovered and studied. Besides, the Society has played a part in the elaboration of the island archaeological map. Its members have published many articles and books.

 

Key words: archaeological excavations, Comoro Islands, Mayotte island, Indian Ocean, cultural traditions, Swahili and Malagasy civilisations, Austronesian civilisation, history, mediaeval pottery, stone architecture, Dembeni civilisation, island civilisation, islamisation, shirazi sultanate, islamic civilisation, mediaeval trade, human migrations.

 

Treize siècles d'histoire!

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C'est uniquement l'histoire ancienne  ou pré-coloniale de Mayotte, antérieure à sa cession à la France en 1841 qui est présentée ici.